jeudi 5 mars 2015

Les Abeilles: La transhumance des abeilles


Les Abeilles    

     

 

La transhumance :


Il n’est pas dans mes intentions (pour l’instant en tous cas) d’aborder les problèmes apicoles eux-mêmes, car ils ne pourraient intéresser que des apiculteurs.
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Champs mellifère

Je ne peux résister cependant au désir de faire une exception pour la transhumance.
Pour me faire plaisir et me remémorer certaines journées merveilleuses ou chargeant de nuit des ruches dans le camion, je partais vers des lieux de transhumance ( repérés des mois auparavant) ou par des matinées lumineuses, dans les cadres enchanteurs des bois encore humides de rosée, je préparais les emplacements, déchargeais les ruches, puis le travail terminé, en dévorant un sérieux casse croûte, je regardais mes abeilles sortir des ruches pour effectuer leurs vols de repérage.
Ce sont des moments extraordinaires que l’on ne peut oublier.
Bien sur il y a eu des moments moins agréables, lorsque par exemple sur une petite route, pour croiser un autre véhicule ; j’ai empiété sur le bas coté de la route, détrempé …..qui a cédé sous le poids de mon véhicule qui se renversa sur le bas coté.
La transhumance consiste à amener des ruches à proximité de champs mellifères. On peut ainsi faire plusieurs grandes mêlées durant la saison.
Par exemple, dans le sud ouest, en Avril, on peut aller sur le colza ; vers le 10 Mai sur l’acacia, puis fin Juin sur le tournesol et enfin dans les Landes, on peut aller sur la bruyère cal lune jusqu’en octobre.
Pour des raisons techniques bien sur, ce ne sont pas les mêmes ruches qui peuvent tout faire.
Cette transhumance que l’on réalise de nos jours avec des camions, munis d’une petite grue qui monte et descend les ruches disposées par quatre sur des palettes, cette transhumance se faisait déjà dans l’antiquité. Sous une autre forme.
Vous savez, qu’en Égypte, les cultures s’étendaient le long du Mil pour profiter des terres enrichies par les limons lors des crues du fleuve. Le mot Apiculteur n’existait pas, mais la profession, si.
Les » moucheras« de l’époque, possédaient des barques spéciales sur lesquelles deux lignes de flottaison avaient été tracées.Cele du bas indiquait la présence à bord de ruches peuplées mais sans beaucoup de provisions.
La barque était amarrée à proximité des champs dont on voulait profiter du nectar.
Lorsque l’eau arrivait à la ligne de flottaison supérieure, c’est que les ruches étaient pleines et qu’il fallait songer à la récolte, puis aller chercher d’autre champs mellifères.


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