samedi 20 juin 2015

La viande, première utilisation du cheval

A l’époque préhistorique, le cheval, ou plutôt son ancêtre constituait un gibier que l’homme des cavernes chassait pour se vêtir et se nourrir : sa viande était consommée de manière tout à fait courante.

En effet, de nombreuses représentations de scènes de chasse ont été trouvées dans des grottes européennes (Lascaux, Labastide, ou Altamira…). Par la suite, l’homme domestique petit à petit le cheval et l’élève comme bétail. Ce n’est qu’ultérieurement qu’il s’aperçoit que le cheval peut lui rendre d’autres services. L’animal évolue ainsi du rôle exclusif de nourriture à celui d’aide efficace pour les déplacements.
Avec l’évolution de l'homme, l’approvisionnement en viande provient de plus en plus de l’élevage d’animaux domestiques que de la chasse, et le cheval y tient sa place à côté du bœuf, du mouton, ou encore du porc…
Des écrits anciens ont été retrouvés, dans lesquels il était notifié que la viande de cheval était utilisée comme nourriture et comme médecine contre la tuberculose et l’anémie.
L’hippophagie existait déjà du temps des Perses, des Grecs, et des Romains, mais aussi dans nombre de contrées asiatiques.

La consommation de viande de cheval interdite

Depuis le début de l’ère chrétienne, la consommation de viande de cheval a diminué au profit des autres viandes d’élevage.
Durant plus de 10 siècles, des interdits religieux ont fait de la consommation de viande de cheval un acte répréhensible. En effet, lors de cérémonies païennes, au cours desquelles la viande de cheval était consommée, des sacrifices humains y étaient perpétrés.
Ce n’est que dans le courant du 19ème siècle, dans un contexte de famine et de pauvreté, que des personnalités comme Parmentier ont appuyé le retour à la consommation de cette viande.
De plus, à cette époque, Isidore Geoffroy St Hilaire, professeur de zoologie au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, a multiplié conférences et brochures pour démontrer que la viande de cheval était saine, agréable et devait servir à l’alimentation publique.
Grâce à la poursuite de ses travaux par de nombreux disciples, la première boucherie hippophagique a ouvert ses portes en 1866, à Paris.
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